Voyage en Corée du sud : mon itinéraire sur 10 jours

Carnet de voyage en Corée du sud

Carnet de voyage en Corée du sud

La Corée du sud comporte de nombreux points d’intérêt lorsque l’on souhaite découvrir ce pays. J’ai réalisé un voyage en Corée du sud de 10 jours, et reviens dans cet article sur mon carnet de voyage.

Comme pour la plupart des articles du blog de ce type, j’indique comment j’ai construit mon itinéraire, ce que j’ai dû écarter, et ce que je ferais éventuellement autrement, après coup. Je partage également en fin d’article quelques informations pratiques.

La préparation de mon voyage de 10 jours en Corée du sud

Dans les rues de Séoul en Corée du sud

Dans les rues de Séoul

Avant de partager mon carnet de voyage, jour par jour, j’indique en quelques lignes comment j’ai construit cet itinéraire, et pourquoi.

S’agissant d’un premier voyage en Corée, je voulais à la fois :

  • inclure des incontournables (même s’il a fallu tout de même faire des choix…).
  • varier mes visites, en alternant à la fois de la ville, des temples, et un aspect nature.
  • terminer par un court séjour sur l’île de Jeju, afin de la découvrir d’une part, mais aussi pour terminer sur une touche de détente.

Une fois mon itinéraire tracé, je me suis naturellement orienté sur le mode de transport de la voiture de location. Cela me permettait une souplesse quasi totale, sans être réellement une contrainte. La conduite en Corée du sud n’est pas si différente de la notre, et le prix des locations de voiture pas forcément très élevé.

Pour le contexte, j’ai réalisé ce séjour fin mai / début juin, en couple, et sur une période de 10 jours. Nous avons atterri à l’aéroport international d’Incheon, à l’ouest de Séoul, en fin de matinée.

Jours 1 à 3 : la visite de Séoul

Dans le palais Gyeongbokgung à Séoul

Dans le palais Gyeongbokgung à Séoul

Séoul est la capitale de la Corée du sud. Elle est par ailleurs (a priori) la ville par laquelle on arrive, via son aéroport international (celui d’Incheon pour être précis). Donc difficile d’imaginer un séjour en Corée sans visiter Seoul.

Durant mes préparatifs, j’ai vite compris qu’elle était très grande. Les distances entre les différents quartiers se comptent en kilomètres. Histoire de donner un ordre d’idée : entre le palais de Gyeongbokgung (quartier nord ancien) et la Lotte Tower (quartier moderne, au sud) la distance à vol d’oiseau est de 12 km.

Par ailleurs, les points d’intérêt y sont multiples, donc il faut y passer à mon sens au moins 3 jours. Je décris dans les paragraphes suivants comment je me suis organisé de mon côté.

Jour 1 : le quartier nord

Après notre arrivée à l’aéroport, nous avons rejoint le centre de cette capitale via le train Express. Puis après avoir pris le métro, rejoint notre hôtel près de l’hôtel de ville, pour y déposer les valises.

Temple Jogyesa à Séoul

Le temple coloré de Jogyesa

Nous avons ensuite dédié cette première grosse après-midi à :

  • visiter le palais de Gyeongbokgung
  • nous rendre au temple de Jogyesa, dont la cour est colorée d’une multitude de lanternes.
  • se promener le long du canal qui longe la rue Cheonggyecheon : un peu d’eau et de verdure dans le centre-ville.

Nous avons passé la nuit dans l’hôtel President, lieu de rendez-vous pour le départ de notre excursion à la DMZ du lendemain matin (départ à 7h30…). Un bon rapport qualité / prix, et surtout une proximité directe pour notre départ le lendemain, appréciable compte tenu du décalage horaire.

Jour 2 : excursion à la DMZ

Le complexe de Kaeseong dans la DMZ en Corée

Le complexe industriel de Kaeseong

La DMZ

Durant mes préparatifs de voyage en Corée du sud, j’avais noté qu’il était possible de se rendre, via une excursion (celle-ci), dans la zone démilitarisée entre les deux Corée (la DMZ). Cette excursion, encadrée, se fait au départ de Séoul.

J’ai inclus cette visite dans la DMZ à mon programme pour plusieurs raisons :

  • elle permet d’apprendre des choses sur l’histoire de la Corée du sud, et notamment cet aspect important de la séparation avec la Corée du nord. Et les faits politiques qui en ont découlé.
  • on peut découvrir des lieux plutôt singuliers, comme l’un des tunnels creusé par les coréens du nord, une gare abandonnée, ou encore la fameuse JSA où les chefs d’Etat peuvent venir rencontrer Kim Jong Un.

J’ai dédié un article complet sur le blog à cette visite de la DMZ en Corée. Vous pouvez le consulter pour davantage de détails sur ce en quoi elle consiste.

Dans le Dongdaemun Design Plaza à Seoul

Dans le Dongdaemun Design

L’Est de Séoul

Une fois rentré de cette excursion en dehors de la capitale coréenne, nous avons pris la direction du Dongdaemun Design Plaza (DDP), à l’Est. Ce DDP est un immense complexe aux allures modernes qui abrite entre autres un musée et un toit végétalisé. Et deux pianos colorés à disposition 🙂 .

Le quartier dans lequel il se trouve est également très moderne. En chemin (si vous le faîtes à pieds), on passe notamment par :

  • le marché couvert de Gwangjang Market, un marché traditionnel de rue où l’on peut manger sur le pouce et acheter des produits de toutes sortes.
  • la porte Heunginjimun, la grande porte de l’Est, dont la construction initiale date du XIVème siècle.

En cette fin de journée, nous avons pris la direction du quartier de Gangnam, pour rejoindre notre second hôtel. L’occasion également de découvrir ce quartier de nuit.

Jour 3 : le sud de Seoul

Le quartier de Gangnam

Dans le quartier de Gangnam à Seoul

Dans le quartier de Gangnam : les mains de Psy

Ce quartier a été rendu mondialement célèbre en 2012 par le chanteur coréen Psy, et sa chanson du « Gangnam style ». Mais au-delà de la chanson ce quartier est surtout connu pour son côté chic et moderne.

Il est constitué de grands buildings, de boutiques et restaurants, malls, etc… Un passage dans ce quartier (ou arrondissement pour être précis) permet de découvrir une autre facette de la capitale.

Parmi les éléments inscrits au programme de notre promenade dans Gangnam :

  • le COEX Mall, un très grand mall sur plusieurs étages, qui comporte entre autres un aquarium, et la librairie Starfield connue pour son immense « mur de livres ».
  • le temple bouddhiste de Bongeunsa (entrée gratuite), dans son écrin de verdure en plein centre du quartier moderne : étonnant ! Pour info, nous avions une vue directe sur ce temple depuis notre chambre d’hôtel (le In 9 Gangnam).

La Lotte Lower

La Lotte Tower à Séoul

La Lotte Tower

Avant de quitter Seoul, nous nous sommes rendus à la plus grande tour de la ville (et de Corée du sud d’ailleurs) : la Lotter Tower. Comme souvent, il existe un observatoire où l’on peut se rendre afin de disposer d’une belle vue. On peut acheter ses billets sur place, ou plus simple les acheter à l’avance (pour payer en euros et disposer d’un accès coupe-file).

Cette Lotte Tower mesure 555 mètres, et compte 123 étages, ce qui en fait la 5ème plus haute tour au monde.

Accéder à son observatoire permet de disposer d’une vue sur tout Seoul, et les montagnes environnantes.

L’idéal est de s’y rendre en fin d’après-midi pour contempler le coucher de soleil. Pour ma part c’était l’après-midi, avant d’aller récupérer la voiture de location en ville (j’aborde ce sujet plus loin dans l’article, avec les aspects pratiques d’un voyage en Corée du sud). Et donc quitter Seoul, direction du parc national de Seoraksan, quasiment à l’extrême Nord-Est du pays !

Nous avons passé la nuit juste avant l’entrée du parc, dans le Kensington Hotel. Cet hôtel est le plus pratique pour séjourner à Seoraksan : il est bien situé, d’un bon rapport qualité / prix, et permet d’y laisser sa voiture pour accéder au parc.

Jour 4 : le parc de Seoraksan

Le sommet d'Ulsanbawi à Seoraksan

Le sommet d’Ulsanbawi à Seoraksan

Ce parc naturel de Corée du sud tient son nom du fait que s’y dresse le Mont Seorak, la troisième plus grande montagne du pays. J’ai inclus cette étape de Seoraksan dans mon itinéraire pour les raisons suivantes :

  • ce parc permet d’accéder, via une célèbre randonnée, au sommet du rocher d’Ulsanbawi.
  • cette étape amène un côté nature au voyage en Corée, très éloigné du côté (très) urbain de Séoul, mais aussi d’autres grandes villes du pays.
  • il comporte d’autres randonnées, et points d’intérêt qui valent le détour (des cascades, un grand bouddha, le temple de Sinheungsa…).

J’ai dédié un article sur le blog au parc de Seoraksan. J’y reviens davantage en détails sur ce que l’on peut y faire et y voir, mais aussi sur les aspects pratiques pour y organiser sa visite.

Après cette journée constituée essentiellement de randonnées, nous avons pris la direction de Jeonju, l’étape suivante de notre road trip en Corée. Environ 300 km de route, quasiment que sur de l’autoroute.

Jour 5 : Jeonju

Visite de Jeonju

Jeonju se trouve géographiquement à 150 km au sud de Séoul. C’est une ville de taille moyenne, mais elle dispose d’attraits touristiques qui m’ont convaincu de l’inclure à mon séjour, à savoir :

Le village traditionnel de hanoks

Village de hanoks de Jeonju

Village de hanoks de Jeonju

Ce village de maisons traditionnelles se trouve à l’intérieur de Jeonju, et il est très bien préservé. Il ne s’agit pas ici d’un village qui se « visite », car il fait partie de la ville comme tout autre quartier.

On y trouve notamment des ateliers d’artisanat, des restaurants, et des habitations bien sûr.

Au-delà de déambuler dans ses petites ruelles, il ne faut pas rater le point de vue sur celui-ci depuis la colline Omokdae, à laquelle on peut accéder depuis le haut de la rue Taejo-ro. Un mélange entre ce village traditionnel au premier plan, et les buildings modernes au fond.

Le sanctuaire de Gyeonggijeon

Sanctuaire de Gyeonggijeon à Jeonju

Sanctuaire de Gyeonggijeon à Jeonju

Ce sanctuaire a été bâti au début du XVème siècle. Il avait pour vocation d’abriter le portrait du roi fondateur de la dynastie Joseon en 1392.

Celui-ci se trouve dans le centre, près du village de hanoks, et sa visite comporte plusieurs points d’intérêt :

  • de beaux bâtiments, dont l’un d’entre eux abrite un musée des portraits royaux de la dynastie Joseon
  • une petite forêt de bambous

Le ticket d’entrée coûte 3000 Wons (environ 2 €).

Quelques points singuliers de Jeonju

La porte Pungnam à Jeonju

La porte Pungnam à Jeonju

Parmi les autres lieux où nous sommes passé durant notre visite de Jeonju, je peux citer :

  • la cathédrale Jeondong, qui date du début du XXème siècle. Son accès est gratuit.
  • la porte Pungnam, située au milieu d’un grand rond-point. Elle servait autrefois de porte pour accéder à la forteresse de Jeonju.
  • le marché de Nambu, constitué de petites ruelles bordées d’étal, de petites boutiques, et couvert.

Il faut savoir que Jeonju est connue également pour son côté gastronomique, pour la cuisine traditionnelle coréenne.

Elle est notamment la ville où a été créé le « bibimbap » (ou « bim bim bap »), un plat traditionnel coréen à base de riz, de légumes sautés, d’un jaune d’œuf, et éventuellement de viande.

Jour 6 : temple bouddhiste et forêt de bambous

Le temple de Geumsansa

Temple de Geumsansa en Corée du sud

Temple de Geumsansa

Ce temple se trouve à une dizaine de kilomètres à peine de Jeonju, et il est un incontournable de cette région. Il est perché sur les bords du Mont Moaksan, une montagne considérée comme le berceau de nombreuses religions en Corée. Il est de ce fait surnommé parfois le « temple de la montagne dorée ».

Au-delà du fait qu’il soit dans la montagne, ce temple comporte plusieurs caractéristiques qui lui sont propres :

  • une pagode de 5 étages, de forme hexagonale.
  • un temple principal de 3 étages, unique en Corée du sud.

Compte tenu de son écart avec Jeonju, nous avons pris la voiture pour aller le visiter.

A noter qu’il est possible de dormir dans ce temple, sous la forme du « Temple Stay ». Le Temple Stay est une pratique répandue en Corée du sud. Elle permet de séjourner dans un temple traditionnel afin de découvrir et surtout vivre à la manière des résidents (moines bouddhistes). Ce séjour inclue donc la méditation, les rituels, les tâches à réaliser dans le temple, les repas, etc… Vous pouvez consulter le site internet de ce temple pour davantage d’informations sur ce point.

La forêt de bambous de Damyang

Forêt de bambous de Damyang en Corée

Forêt de bambous de Damyang

Cette forêt de bambous est un site touristique coréen connu. Elle se trouve sur la commune de Damyang, sur les flancs d’une colline. Et comme toujours en Corée, l’accès est encadré avec une entrée, un grand parking.

A l’intérieur de cette forêt (que l’on peut assimiler à un parc), on trouve les commodités habituelles (restaurant, café, toilettes).

Le parcours de cette forêt prend environ 1 heure, et consiste globalement à faire un tour en suivant un chemin. A travers les bambous donc. Au gré de la promenade on passe également par une cascade (artificielle), « décorée » de faux pandas 🙂 .

Cette forêt est belle, et il est clair que les bambous sont impressionnants et photogéniques.

Néanmoins, si comme nous vous inscrivez les plantations de thé de Boseong à votre programme (j’en parle plus bas), ce site comporte également une petite forêt de bambous. Elle est beaucoup plus petite que celle de Damyang, mais peut faire office d’alternative.

Jour 7 : Boseong

Les plantations de thé

Plantations de thé de Daehan Dawon en Corée du sud

Plantations de thé de Daehan Dawon

J’ai inclus cette étape de Boseong à mon voyage en Corée car cette région est connue pour ses plantations de thé. Elles sont d’ailleurs les plus grandes du pays, et le thé de Boseong est l’un des plus réputés de Corée du sud.

Certaines de ces plantations de thé se « visitent », et notamment celles de Daehan Dawon, les plus connues. Cet endroit est vraiment magnifique et très photogénique.

Le principe est de se promener dans ces plantations, en suivant quelques sentiers, escaliers. Et en profitant des différents points de vue.

Cette étape à Boseong m’a amené une nouvelle fois une touche de nature à mon séjour, avec ce côté plutôt atypique du thé. J’ai dédié un article sur le blog à ces plantations de thé de Boseong. Je reviens sur la visite des principales : celles de Daehan Dawon, mais aussi sur d’autres plantations de thé des alentours, moins connues.

La baie de Suncheon

Dans la baie de Suncheon en Corée du sud

Dans la baie de Suncheon

En cette fin d’après-midi nous avons pris la direction de la baie de Suncheon, l’un des plus beaux paysages de Corée du sud. Cette baie est par ailleurs inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Concrètement ce sont des marais, dans un environnement constitué de collines. On y trouve des plantes herbacées et de nombreux oiseaux migrateurs.

La baie de Suncheon est incluse dans un parc dont l’entrée est réglementée (parking à l’extérieur et ticket d’entrée selon des horaires).

On la parcoure ensuite en suivant des chemins (un ponton de bois qui s’avance dans le marécage dans un premier temps, et un sentier qui permet d’accéder au sommet d’une petite montagne dans un second temps).

Coucher de soleil dans la baie de Suncheon

Coucher de soleil dans la baie de Suncheon

Pour voir ces paysages, l’idéal est de s’y rendre en fin d’après-midi afin de pouvoir contempler le coucher du soleil. Et même si on ne peut plus entrer dans le parc à ce moment, on peut toujours en sortir.

C’est ce que nous avons fait : un beau moment, avec de belles photos souvenir !

Boseong et Suncheon ne sont séparées que d’une petite demie heure de route, donc ces points d’intérêt se couplent plutôt facilement si l’on dispose d’une voiture.

Nous avons passé la nuit dans la ville de Suncheon, où l’on trouve de bons hôtels à des prix relativement bas.

Jour 8 : Suncheon

Village traditionnel de Nagan Eupseong

Village traditionnel de Nagan Eupseong en Corée du sud

Le village traditionnel de Nagan Eupseong

Ce village a été construit à la fin du XIVème siècle pendant la dynastie Joseon, selon les caractéristiques de l’époque. A savoir de petites cases avec des murs de pierre (hanoks), construites initialement autour d’un château.

Aujourd’hui ce village fortifié de hanoks est toujours habité, par environ 200 personnes. Et il se visite (compter 6000 Wons le ticket d’entrée, soit environ 4 €).

On peut ainsi se promener dans ses ruelles et croiser ses habitants. Certains sont artisans, et on peut les voir en train de travailler.

A ne pas rater à Nagan Eupseong : monter les quelques marches permettant d’accéder au point de vue sur le village, avec les montagnes derrière : superbe !

Le temple de Songgwangsa

Temple de Songgwangsa en Corée du sud

Temple joyau de Songgwangsa

Ce temple est l’un des 3 « temples joyaux » de Corée, celui associé au Sangha.

Ces temples joyaux représentent chacun l’un des aspects du tryptique du Bouddisme, à savoir : Bouddha, Dharma et Sangha. Le Sangha est les symbole des disciples de Bouddha, une communauté monastique bouddhiste.

L’histoire raconte qu’au XIIème siècle, le Maître Jinul a créé une communauté pour pratiquer le bouddhisme en groupe. Et c’est dans la montagne qu’il décida de bâtir un temple dédié à cette pratique (le Sangha donc).

Ce temple de Songgwangsa, au-delà du fait qu’il soit beau, et niché dans la nature, a donc un intérêt bouddhiste particulier.

Il est de ce fait visité par de nombreux coréens, et représente un symbole pour le bouddhisme. Son accès est payant (prix : 2000 Wons, soit moins de 2 €), et nous y avons passé une petite heure.

Direction Jeju

Lever de soleil derrière le pic de Seongsan Ilchulbong à Jeju

Lever de soleil derrière le pic de Seongsan Ilchulbong

Après ces visites nous avons pris la direction de l’aéroport de Gwangju. Notre prochaine étape était l’île de Jeju, au sud de la Corée.

Un vol d’une demi-heure environ mais où il fallait gérer le fait de rendre la voiture de location, passer les formalités de l’aéroport, et prendre un peu de marge.

Nous avons atterri à Jeju en fin d’après-midi, et pris la direction de notre hôtel à l’Est de l’île de Jeju (le Thira Hotel). Je l’avais ciblé pour sa situation géographique, à proximité :

  • du point de vue sur le pic de Seongsan Ilchulbong. Cet endroit est idéal pour observer le lever de soleil (ce que nous avons fait le lendemain matin donc).
  • à une demi-heure de route environ du départ de la randonnée permettant d’accéder au sommet du Mont Hallasan (le volcan situé au milieu de l’île de Jeju).

Jour 9 et 10 : l’île de Jeju

Le pic de Seongsan Ilchulbong à Jeju

Le pic de Seongsan Ilchulbong à Jeju

Cette île est connue des coréens pour être une destination liée à la détente. J’entends par là un climat agréable (on est tout au sud de la Corée), quelques plages, de beaux sites, et des hôtels axés sur le repos (piscine).

Si vous avez vu la série Squid Game, elle est d’ailleurs mentionnée dans un épisode par l’un des personnages !

J’ai inclus Jeju à mon itinéraire en Corée pour cette touche détente, mais aussi pour la découvrir un minimum car celle-ci comporte de belles choses à voir.

J’ai dédié un article sur le blog à ce que l’on peut faire à Jeju, basé sur mon expérience de presque 3 jours.

Cratère du volcan Hallasan

Cratère du volcan Hallasan

En synthèse, voici ce que j’ai fait :

  • les randonnées du volcan Hallasan (le plus haut sommet de Corée du sud), et du pic Seongsan Ilchulbong (en bord de mer).
  • voir les femmes pêcheuses (les hayenao). C’est une tradition ici : des femmes dont le métier est de partir pêcher poissons et crustacés en combinaison de plongée. Cette tradition se perd et est amenée à disparaître.
  • voir des paysages caractéristiques de l’île, comme les plantations de thé, des cascades, ou encore ceux de l’île d’Udo, au large. Comme indiqué plus haut, j’ai également profité du lever de soleil sur le Seongsan Ilchulbong : magnifique !

Pour mes déplacements, j’ai loué à nouveau une voiture, mais il existe d’autres alternatives. Notamment le bus, mais aussi les excursions à la journée ou sur quelques heures au départ de son hôtel (efficace et à des prix abordables).

Nous avons ainsi passé 3 nuits à Jeju, et quitté l’île en début d’après-midi via l’aéroport. Pour la suite, c’était donc rejoindre Seoul, puis retour en France.

Pour consulter les possibilités pour s’y rendre (avion ou ferry) et vous faciliter votre réservation, je vous conseille de passer par ce site spécialisé dans les transports en Asie. Vous pouvez vous faire rapidement une idée des prix avec cet outil de recherche :

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Carte de points d'intérêt en Corée du sud

Carte des points d’intérêt de mon itinéraire

Conseils pratiques et retour d’expérience

Ayant réalisé mon voyage en 2019, je n’ai pas été concerné, mais sachez que depuis le COVID, un K-ETA (pour « Korean Electronic Travel Authorization ») est nécessaire.

Il s’agit d’une autorisation permettant aux citoyens étrangers de venir en Corée du Sud, pour le tourisme notamment. Celui-ci est payant et vous pouvez en faire la demande en ligne sur cette page en français.

Le forfait data 4G

J’aborde ce point en premier car il est important. Comme dans beaucoup de pays du monde, hors Europe, utiliser sa carte SIM à l’étranger revient vite très cher. Pour info en Corée (je suis chez Orange), c’est environ 3 € la minute d’appel, et surtout une quinzaine d’euros le Mo de data consommé.

Carte SIM coréenne

Carte SIM coréenne

Pour un voyage en Corée, devoir utiliser son smartphone (pour internet) est essentiel. J’en ai eu besoin notamment pour :

  • me repérer avec le GPS (via l’application coréenne « Naver » : j’en reparle plus bas dans le paragraphe sur la conduite).
  • traduire des indications parfois. Ce fut rare, mais dans certains parcs, des panneaux n’étaient qu’en coréen. L’application de Google Traduction permet de traduire des éléments à partir d’une photo : pratique parfois…

Je recommande donc d’acheter une carte SIM en Corée du sud, comme par exemple cette carte, dont le prix varie en fonction du nombre de jours. On la récupère directement à l’aéroport de Séoul au stand associé en arrivant : pratique.

La location de voiture

Autoroute en Corée du sud

Sur l’autoroute en Corée du sud

Mon itinéraire de 10 jours en Corée du sud imposait naturellement la location d’une voiture.

La raison principale était de gagner du temps et pouvoir maximiser le nombre de choses à faire et voir pendant mon séjour. Même si le bus, train, et taxi parfois peuvent être une alternative, c’est plutôt contraignant (horaires à respecter, transport des bagages, absence de souplesse, etc…).

Louer une voiture en Corée du sud coûte une cinquantaine d’euros par jour environ pour une berline. Bien sûr cela dépend du loueur, et du gabarit de la voiture, mais cela reste accessible par rapport à d’autres pays.

Pour la location j’étais passé par le comparateur de Rental Cars. Je l’utilise car il me permet de voir les tarifs les plus avantageux et les avis des clients. Mais il propose aussi en général des prix inférieurs à ceux que l’on obtient directement chez les loueurs en question, car il négocie les tarifs avec eux !

A titre d’info, je suis passé par les agences d' »AJ Rent a Car » entre Seoul et Gwangju, et « Jeju Rent a Car » à Jeju. Attention : pour louer une voiture en Corée, le permis international est obligatoire.

La conduite

Panneaux de circulation en Corée du sud

Panneaux de circulation en Corée du sud

J’enchaîne naturellement avec ce sujet de la conduite en Corée. Ce que je peux en dire, de cette expérience de 10 jours, c’est que :

  • la conduite ressemble à la conduite française : on roule à droite, les routes sont en bon état, il existe des autoroutes avec péages, etc…
  • les coréens sont moins « civilisés » au volant que dans les autres contextes : klaxons, excès de vitesse, non respect des voies.
  • l’application coréenne de GPS (« Naver ») est très bien faîte. Il faut en effet savoir que l’on ne peut pas utiliser la fonctionnalité de navigation de Google Maps en Corée, donc l’alternative est « Naver ». Leur site web est en coréen, mais l’application mobile est paramétrable en anglais.
  • les panneaux sont en coréen, et en anglais.

J’ai dédié un article complet sur le blog aux sujets de la conduite et la location de voiture en Corée du sud. Vous pouvez le consulter pour davantage d’informations.

Payer en Corée du sud

Distributeur de billets en Corée du sud

Distributeur de billets

La monnaie en Corée est le Won, et je conseille de disposer toujours d’un peu de cash sur soi (on peut en retirer à son arrivée à l’aéroport de Séoul). En effet dans certains endroits la carte bancaire n’est pas acceptée en Corée.

En fonction de sa banque, il peut par ailleurs y avoir des frais de commission lors de l’utilisation de sa carte bancaire. Pour un voyage en Corée du sud, ou ailleurs, je conseille d’utiliser une carte de type N26, qui est gratuite à l’usage. Elle permet de payer sans frais.

Langue et culture

Globalement avec l’anglais on s’en sort en principe. D’une part les coréens parlent un peu anglais, et d’autre part la plupart des éléments importants sont traduits en anglais également. Je pense aux affiches, menus dans les restaurants, panneaux signalétiques sur la route.

Le temple de Bongeunsa dans Seoul

Le temple de Bongeunsa dans Seoul

La culture coréenne a beaucoup évolué au XXème siècle, et même si l’on trouve encore des éléments traditionnels (temples bouddhistes, hanoks, etc…), la Corée s’est tout de même très occidentalisée. De ce fait :

  • on trouve des cafés ou restaurants américains à tous les coins de rue (Starbuck’s ou McDo par exemple).  Il en est de même pour les boutiques de vêtements ou autres. Rassurez-vous tout de même, les restaurants traditionnels coréens sont toujours très présents également !
  • le christianisme s’est énormément répandu (c’est la première religion du pays). Et l’on voit énormément d’églises (notez-le bien, vous serez surpris 😉 ).
Une église catholique en Corée du sud

Une église catholique

Sur le plan culturel j’ai trouvé les coréens très aimables. Et ceci que ce soit dans les commerces, ou pour tout type de service. Je pense par exemple au train où le contrôleur salue tout le monde à l’entrée et à la sortie d’un geste de la tête.

Un point à connaître également : le pourboire ne fait pas partie de leur culture. Il sera refusé si vous souhaitez en laisser un.

Par ailleurs la notion de service est très importante. On trouve ainsi de nombreux commerces ouverts à toute heure, notamment des petites supérettes comme « 7Eleven », « CU » ou encore « GS 25 ».

Vous pouvez obtenir quelques conseils supplémentaires dans mon guide pratique pour un voyage en Corée du sud.

Mon avis sur ce voyage en Corée du sud

Scène de rue près d'un temple en Corée du sud

Scène de rue près d’un temple

Passer 10 jours en Corée du sud était une contrainte de durée que je m’étais fixée pour différentes raisons (prix des billets d’avion, disponibilités, etc…). J’ai donc construit mon voyage par rapport à ça, mais avec l’objectif aussi de varier mes activités et découvertes.

Même si j’ai dû faire l’impasse sur certaines grandes villes (notamment Busan), je considère que mon itinéraire était bien adapté pour découvrir la Corée du sud. Ceci pour plusieurs raisons :

  • l’aspect culturel a été couvert, avec la découverte de temples, de palais. Mais aussi la ville de Jeonju avec son quartier aux maisons traditionnelles, ou encore le village de hanoks de Nagan Eupseong.
  • j’ai découvert la capitale Séoul, contrastée entre ses quartiers modernes et plus anciens. Et à cette occasion, je me suis rendu dans la DMZ, une zone qui fait pleinement partie de l’histoire des deux Corée.
  • j’ai découvert des sites naturels comme le parc de Seoraksan, les plantations de thé de Boseong, ou encore la baie de Suncheon. Ces étapes permettent de diversifier les visites urbaines et / ou de temples bouddhistes.
  • l’île de Jeju m’a permis d’inclure un côté détente à la fin de mon séjour, tout en laissant encore place à de belles découvertes sur place (la randonnée du Mont Hallasan, les femmes pêcheuses, etc…).

Bref, pas de regret sur cet itinéraire de 10 jours. Avec un peu plus de temps (comme par exemple un séjour de 2 semaines), j’inclurais également un passage par les villes de Busan et Gyeongju.

En espérant avoir pu vous donner envie avec mon carnet de voyage en Corée du sud 😉 .