Mes conseils pour préparer un safari au Kenya !

Un éléphant au Kenya

Préparer son safari au Kenya

Réaliser un safari au Kenya, ou plus généralement dans un pays d’Afrique, est souvent un vieux rêve. Et pour cause : observer des animaux sauvages dans leur milieu naturel, au cœur de superbes paysages, sont des moments que l’on souhaite pouvoir découvrir un jour !

Je suis passé par-là et j’ai donc réalisé ce rêve il y a quelques années. De par ce retour d’expérience, je partage dans cet article mes conseils pour préparer un safari au Kenya.

Un safari au Kenya : pour quoi faire ?

Coucher de soleil sur le Masai Mara

Coucher de soleil sur le Masai Mara

C’est la question qu’il faut se poser dès le départ avant même de commencer à préparer son voyage…

  • Est-ce que j’y vais pour découvrir quelques parcs et voir certaines espèces ou ai-je des envies particulières ?
  • Est-ce que je veux faire de mon voyage au Kenya uniquement un enchaînement de safaris dans des parcs, ou est-ce que je veux me poser aussi au bord de la mer ?
  • Quelle est la meilleure période pour faire un safari ?
  • Et enfin : est-ce que je me sens de partir par moi-même, ou est-ce que je passe par une agence spécialisée ?

Je donne dans cet article des éléments de réponse à ces question. Ainsi que des conseils pratiques pour préparer tous les aspects de son safari au Kenya.

Les espèces animales et les parcs

Girafe au Kenya

Un safari au Kenya : l’occasion de faire des photos bien sûr !

Evidemment un safari n’est pas une sortie au zoo. D’une part on n’observe que les animaux que l’on rencontre. Et d’autre part toutes les espèces ne sont pas rassemblées au même endroit, et il faudra de ce fait se rendre dans plusieurs parcs pour élargir le nombre d’espèces à voir.

Même si je ne défend pas forcément cette approche, l’une d’entre elles peut être de vouloir profiter de son safari au Kenya pour rencontrer les fameux « Big Five ». Il s’agit de 5 espèces africaines « emblématiques » qu’il convient, selon certains critères, de voir lorsque l’on se rend en Afrique pour un safari. C’est clairement subjectif et est issu d’un passé lié à la chasse, très loin des considérations actuelles pour lesquelles on part faire un safari au Kenya. Je pense à l’observation des animaux tout simplement, ou à la photographie bien sûr 🙂 .

J’ai dédié un article complet sur le blog à ce sujet, en indiquant où j’ai rencontré ces Big Five au Kenya. Je n’entre donc pas dans les détails ici, si ce n’est pour indiquer que pour augmenter ses chances d’atteindre cet objectif il faut se rendre dans plusieurs parcs !

Le safari au cœur du voyage ?

Parc national d'Amboseli au Kenya

Le sommet enneigé du Kilimandjaro qui dépasse un tout petit peu des nuages…

La diversité des parcs et des espèces font que l’on peut passer facilement une semaine au Kenya à traverser le pays. Ce mode de voyage, itinérant, a pour but premier de parcourir une partie du pays (la partie sud en l’occurrence) afin d’aller à la rencontre des animaux.

Mais ce n’est pas l’unique alternative car il est possible aussi d’envisager son séjour au Kenya en bord de mer, du côté de Mombasa par exemple. Puis de réaliser un ou plusieurs safaris, par soi-même ou via une agence locale durant la durée de ce séjour. Cette approche est différente mais permet de coupler les aspects plage et découverte de la nature.

Le survol du Masai Mara en montgolfière

Le survol du Masai Mara en montgolfière

Il est également envisageable d’appliquer ce principe, non pas avec un séjour en bord de mer, mais lors d’un séjour dans la capitale Nairobi.

Pour ma part, j’avais opté pour la solution du safari itinérant à travers les parcs du Masai Mara, Amboseli, Nakuru et Tsavo. Et j’ai passé ma première et ma dernière journée respectivement dans les villes de Nairobi et de Mombasa (au bord de la plage). C’est clairement la partie safari que je retiens ! La ville de Nairobi ne présente que peu d’intérêt  et le contraste à Mombasa entre la ville aux apparences très pauvres et les hôtels de luxe en bord de mer m’a un peu choqué ! Je recommande donc clairement le safari itinérant…

Les meilleures saisons pour un safari au Kenya

Lion au Kenya

Observer le lion : l’un des objectifs en général lors d’un safari au Kenya

Il existe globalement 3 saisons au Kenya :

  • la saison des pluies, d’avril à juin. On parle même de mousson.
  • la période qui suit, de juin à novembre. C’est l’hiver dans cette partie du monde, et du fait des pluies des mois précédents la végétation est globalement verte.
  • de décembre à mars : la période de l’été, plutôt chaude et sèche.

Il y a autant d’animaux quelque soit la saison, mais on notera tout de même les différences suivantes :

  • pendant la saison des pluies, le sol peut se retrouver fréquemment trempé, rendant plus difficile les déplacements dans les parcs. Néanmoins avec un bon 4×4 ça passe ! En contre-partie les prix pratiqués par les agences de voyage sont en général un peu plus bas durant cette période de l’année.
  • la période de migration (notamment des gnous) des plaines du sud vers le Masai Mara a lieu généralement à partir du mois de juillet. Ils y retournent ensuite jusqu’en octobre.

Ces éléments font que les périodes les plus fréquentées sont celles en dehors de la saison des pluies. Avec une fréquentation supérieure encore pour les mois de juin à octobre pour deux raisons : la possibilité de profiter de la migration des gnous et de disposer d’un temps moins sec et moins chaud (une trentaine de °C).

Partir seul ou passer par une agence spécialisée ?

Safari dans le Masai Mara

Même si sur ce blog j’évoque des destinations que j’ai visitées par moi-même, ce safari au Kenya fut différent. Nous voulions profiter de ce séjour avec un guide qui connaît bien le terrain, afin de se donner le plus de chances possibles d’observer des animaux.

Si vous envisagez cette solution, je recommande l’agence de voyages Evaneos. Elle propose différents types de safaris au Kenya, et il est également possible de voir avec eux pour en planifier un sur-mesure. Les demandes de devis se font en ligne et sont gratuites.

Si l’on aime barouder, organiser entièrement son voyage au Kenya est bien évidemment envisageable. Je donne des éléments à ce sujet dans les paragraphes suivants.

Organiser soi-même son safari au Kenya

La conduite

Autruche marchant au milieu d'une piste au Kenya

Sur une piste…

Le réseau routier (en dehors des parcs) est plutôt en bon état, sur des routes le plus souvent en plaine. Pas de surprise à ce niveau-là donc. En revanche pour sillonner les parcs, on roule cette fois sur des pistes.

Même si ces pistes sont globalement « praticables », ça secoue quand même parfois beaucoup, et certaines sont bien abîmées par endroit. Bref le SUV ou le 4×4 sera nécessaire afin d’être surélevé et de disposer des 4 roues motrices en cas de besoin.

Sur une route principale au Kenya

Sur une route principale au Kenya

Au niveau de la conduite en revanche ce n’est pas si simple : conduite à gauche, code de la route pas toujours respecté, routes mal éclairées, etc… A noter également que louer une voiture au Kenya coûte relativement cher ! Pour davantage d’informations sur ce sujet, vous pouvez consulter cet article sur le site de Lonely Planet. Il est complet.

La location de voiture

Je dis « voiture » mais je pense 4×4 / SUV. Même si dans les faits vous pouvez adapter le choix de votre véhicule en fonction des parcs parcourus, il y a de grandes chances que vous deviez disposer d’un 4×4 ! Difficile en effet d’imaginer un safari au Masai Mara, Amboseli, ou à Tsavo avec une voiture basse…

Pour la location d’un 4×4, dans une agence standard à Nairobi, le prix est de l’ordre de 1000 € la semaine. Pour cela, afin de savoir quels sont les loueurs présents à Nairobi, et afin de réaliser des économies je préconise de passer par un site internet comparateur de loueurs de voitures (comme Rental Cars).

Il existe également des prestataires locaux, spécialisés dans la location de 4×4. Ils proposent des véhicules de différentes tailles, ou disposant d’un équipement de camping intégré sur le toit par exemple. On ne trouve en principe pas ce type de véhicule chez les loueurs habituels. Si vous envisagez de réaliser une réservation de ce type, vous pouvez par exemple vous renseigner sur ce site (en anglais), et contacter le loueur directement.

Le logement

Le Kenya dispose d’un réseau d’hôtels (ou de lodges) plutôt bien fourni, tourisme oblige. Pour les réservations d’hôtels je recommande le site de Booking qui propose un large panel d’établissements, aux meilleurs prix, et que l’on peut annuler en général en cas de besoin.

Les chambres sur piloti du Sarova Saltlick Lodge

Le Sarova Saltlick Lodge : lodge sur pilotis !

Autre possibilité également : le camping dans des camps dédiés, en tente, à proximité des parcs. C’est forcément plus rudimentaire 🙂 .

Je vous partage les lodges que j’ai le plus apprécié durant mon séjour :

  • Le Ol Tukai Lodge, au cœur de la réserve d’Amboseli.
  • Le Sarova Saltlick Lodge, du côté de Tsavo. Les chambres se trouvent dans des constructions posées sur pilotis, près d’un point d’eau où les animaux (essentiellement des éléphants, buffles et zèbres) viennent s’abreuver. Spectacle garanti !

Les parcs

Zèbres dans le Masai Mara

Zèbres dans le Masai Mara

L’accès aux parcs nationaux est payant. Il existe plusieurs catégories de parcs pour lesquels les prix diffèrent.

Les principaux parcs (je pense au Masai Mara, Amboseli, Tsavo ou Nakuru) font parti de la catégorie la plus chère. Le tarif appliqué n’est pas le même pour les kenyans que pour les touristes, et on est de l’ordre d’une soixantaine de dollars par adulte et par jour. A titre d’exemple :

  • Pour le parc national du Masai Mara : 70 $
  • Pour le parc national d’Amboseli : 60 $

On paye à l’entrée et on entre dans le parc avec sa voiture. Une fois à l’intérieur, il faut suivre les routes et pistes, sans s’en éloigner bien sûr. Vous pourrez alors observer les animaux que vous rencontrerez sur les bords de route, ou même carrément sur la route parfois 🙂 .

L’avantage, quand on est avec un guide, c’est qu’il fait parti d’un « réseau » : dès lors que l’un d’entre eux croise quelque chose d’intéressant (une lionne par exemple) il l’indique à ses collègues par talkie-walkie.

Point important : d’un point de vue sécurité il est interdit de sortir des véhicules à l’intérieur des parcs !

Le matériel à emporter

L’appareil photo

Girafe au Kenya

La girafe : l’un des symboles également d’un safari en Afrique

C’est l’un des principaux intérêts du safari : pouvoir photographier les animaux. Et si possible obtenir des photos réussies…

Les contraintes

Les contraintes du point de vue de la photo sont multiples :

  • on ne peut pas sortir de la voiture, donc on ne peut pas s’approcher, reculer, ou bouger tout simplement à sa convenance pour réaliser les photos.
  • les animaux ne se trouvent pas toujours près de la voiture.
  • certaines espèces sortent davantage en début et fin de journée, lorsque la luminosité n’est pas forcément idéale.

Vous l’aurez compris, il faut être bien équipé pour pouvoir réaliser de bonnes photos. A minima un bon réflex :

  • permettant de faire des photos en basse luminosité avec une qualité acceptable (techniquement qui monte « bien » dans les ISO).
  • un télé-objectif permettant de zoomer. A noter que même si votre zoom ne permet pas d’aller suffisamment « loin », si la photo est de qualité vous pourrez toujours la retailler par la suite.
  • un pied pour stabiliser tout ça. Même si l’on ne descend pas des voiture, les 4×4 disposent parfois d’une trappe permettant de sortir par le toit, et de stabiliser son appareil sur un petit pied.
Paysage au Kenya

Un paysage singulier au Kenya

Mes conseils pour choisir son appareil

Les éléments que je viens de citer peuvent s’avérer encombrant et pénible à gérer sur le moment, mais si vous êtes réellement amateur de photo il faudra passer par là.

A titre d’info je n’étais pas équipé d’un réflex à l’époque de mon safari, mais d’un bon bridge permettant de bien zoomer (x24) et d’un petit pied me permettant de me stabiliser sur le toit du 4×4. Les photos qui illustrent cet article ont donc été réalisées avec cet appareil. Même si je suis globalement satisfait de ces photos, elles ont leur limite :

  • grain prononcé pour les photos d’éléphants en fin d’après-midi à Amboseli
  • aucune photo d’animaux d’exploitable lors de mon survol du Masai Mara en montgolfière (faible éclairement au petit matin et montgolfière en mouvement)
  • aucun portrait d’animaux avec une grande ouverture permettant d’obtenir un bon effet bokeh (animal net et arrière-plan flou)

J’ai dédié un article complet sur le blog à cet aspect de la photo durant un safari. Il peut vous être utile si vous envisagez de vous procurer un nouvel appareil ou du matériel photo avant de partir en safari.

Les jumelles

On n’y pense pas forcément, se focalisant en général sur la photo, mais une paire de jumelles sert lors d’un safari !

Parfois, l’appareil photo est inutile car l’animal est trop éloigné. Les jumelles sont alors là pour en profiter de loin. Un safari est fait pour ça à la base de toute manière…. Certes les photos permettent de ramener des souvenirs et de se « faire plaisir » (pour les amateurs ou professionnels), mais l’observation des animaux reste quand même le but premier en général 🙂 .

Un guide sur la faune

Antilope topi au Kenya

L’antilope topi

Cela peut servir si l’on souhaite en apprendre un peu plus sur les espèces animales que l’on rencontre dans les parcs. Evidemment on sait tous reconnaître un éléphant, une girafe et un zèbre. Mais cela se complique un peu quand on est face à des espèces comme le grand koudou, le dik-dik, ou la gazelle de Thomson par exemple 🙂 .

Un petit guide explicatif avec des photos permet de reconnaître les espèces et d’en apprendre un peu plus sur celles-ci. Nous avions un livret de ce type et nous le parcourions régulièrement. Même si notre guide nous en apprenait pas mal sur celles-ci, on ne retenait pas tout et parcourir le livret le soir permettait de remettre des noms sur certaines photos prises la journée.

Je n’ai pas forcément de guide à vous conseiller, nous avions celui fourni par notre agence de voyage. Je vous conseille juste d’en avoir un pas trop encombrant et qui va à l’essentiel.

Le type de vêtements

Flamants roses du lac Nakuru au Kenya

Les flamants roses du lac Nakuru au Kenya

Quelque soit la saison il fait plutôt bon, voire chaud au Kenya. Durant les saisons sèches, on est aux alentours de 30°C l’hiver, et 35°C l’été en journée. Donc inutile de prévoir des vêtements trop chauds.

Privilégiez les pantalons, car même si l’essentiel se fait en voiture, dans les lodges on se retrouve parfois à marcher un peu dans les broussailles.

Contre le soleil, puisqu’on passera du temps à regarder dehors, je conseille bien sûr les lunettes de soleil (évident), mais aussi un chapeau ou un bob.

Enfin, je recommande également d’avoir sur soi du répulsif anti-moustiques. La plupart des lodges disposent de moustiquaires donc la question se pose surtout si l’on campe. Néanmoins cela va surtout dépendre de la saison et des parcs visités. Pour ma part, durant la saison sèche je n’ai pas été embêté avec les moustiques, si ce n’est un peu du côté du lac Nakuru, humidité oblige !

Les choses à prévoir

Une lionne qui se repose dans un parc du Kenya

Une lionne qui se repose

Les vaccins

Vous trouverez les informations nécessaires sur le site de l’institut Pasteur. Je ne vais pas me substituer à eux sur cet aspect important, d’autant que cela peut varier. Un vaccin non-nécessaire au moment de la rédaction de cet article pourrait le devenir ultérieurement pour diverses raisons, et inversement.

Vous pouvez également en parler avec votre médecin traitant. Ne négligez pas cet aspect lors des préparatifs de votre voyage !

L’assurance

Si vous passez par une agence de voyage, ils vous proposeront probablement une assurance complémentaire. Je ne parle des frais couverts par l’assurance liée à votre carte de crédit, qui couvrent déjà pas mal de choses, notamment en terme de rapatriement. Mais de couvertures complémentaires comme par exemple l’assurance annulation voyage.

Un voyage au Kenya n’est pas donné, que l’on passe par une agence ou qu’on le réalise par soi-même. A prendre en compte donc dans les préparatifs de son voyage. Pour notre part nous avions pris un complément  d’assurance pour couvrir davantage les cas d’annulation et d’hospitalisation.

Vous pouvez consulter l’offre et faire un devis pour une assurance de ce type chez Chapka Assurances, spécialiste des assurances de voyages.

Parc national d'Amboseli au Kenya

Le parc national d’Amboseli au Kenya : une réserve de plusieurs milliers d’éléphants

Le visa

Le visa est obligatoire pour un séjour au Kenya. Vous trouverez les informations nécessaires pour en faire la demande sur le site internet de l’ambassade du Kenya. Exception tout de même pour les mineurs de moins de 16 ans accompagnant leurs parents.

La demande en ligne coûte une cinquantaine de dollars par adulte et prend quelques jours. On doit alors scanner son passeport pour en fournir la copie. Mais également indiquer les endroits où l’on va se rendre.

Si vous passez par une agence de voyage, elle se chargera de ces démarches pour vous.

La monnaie et la langue

La monnaie officielle au Kenya est le shilling kenyan (KSH). En gros 100 KSH = 1 €. Néanmoins le dollar américain est accepté un peu partout, et même l’euro parfois.

Les langues officielles sont le swahili et l’anglais. Parler anglais est donc largement suffisant pour se débrouiller au Kenya. Peu de monde parle le swahili en réalité.

Conclusion

Réaliser un safari au Kenya est souvent l’aboutissement d’un vieux rêve, il convient donc de bien le préparer afin de ne pas revenir déçu !

Comme indiqué dans cet article j’étais passé par une agence de voyage, plutôt haut de gamme, qui relayait une agence locale composée de guides expérimentées. Même si passer par une agence ne permet pas la souplesse d’un voyage organisé par soi-même, je ne regrette absolument pas ce choix. Il s’agit clairement de l’un de mes voyages préférés !

Parc national d'Amboseli au Kenya

La piste du parc national d’Amboseli, traversée par un troupeau de zèbres…

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1 réponse

  1. Justine dit :

    ça donne envie de se lancer franchement !

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